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Ahmed Alami Lahlimi, Haut Commissaire au Plan : « Prendre en compte les aspirations de la population »



Ahmed Alami Lahlimi, Haut Commissaire au Plan : « Prendre en compte les aspirations de la population »

La Nouvelle Tribune : Pourquoi cette thématique du bien être pour cette enquête ?

 Ahmed Alami Lahlimi : Nous faisons cette enquête dans le but de mieux connaître le Maroc dans son évolution profonde dans un contexte difficile où le citoyen aspire à plus de bien être. En effet, l’un des facteurs d’attractivité d’un pays, est sa capacité à avoir des institutions, qui travaillent dans la transparence, et qui ont la liberté de rendre compte de l’ensemble de ce que pensent les habitants et aussi bien de leur niveau de satisfaction que de leur niveau d’insatisfaction. C’est un élément important ou un signe important de la démocratisation d’un pays, un facteur important de son attractivité et de son économie.

 Parmi les éléments d’insatisfaction de l’enquête figure en tête la santé.  Que pensez-vous de l’action du gouvernement dans ce domaine ?

 Non, nous n’avons pas mené cette enquête pour juger le gouvernement et ceux qui nous ont répondu n’ont fait aucune référence politique ou institutionnelle. Ils ont simplement exprimé leur perception des choses. En ce qui concerne la santé, par exemple, on se rend compte que dans le monde rural, les populations se plaignent de l’éloignement, donc le problème de l’accès, de la disponibilité des centres hospitaliers et de la difficulté à accéder aux centres existants. Dans les villes, c’est plutôt la qualité de l’accueil et des soins qui est mise en cause. Par ailleurs, et dans le monde rural et urbain, la cherté des médicaments est un élément important quant à la perception des populations dans leur quotidien. C’est une situation qui n’est pas propre au Maroc. C’est ce qui fait que les personnes ont une vision négative de la santé. Cela veut dire aussi que ce n’est pas nécessairement qu’ils critiquent le gouvernement. C’est une situation qui est là. Ils expriment un fait en disant tout simplement voici ce que nous voulons comme qualité dans le domaine de la santé pour que nous soyons heureux.

 Le contenu de l’étude couvre-t-il toute l’année 2012 ?

 Non c’est une enquête qui a été menée entre janvier et février 2012. En ce début 2012, ils ont donné leur perception et qui se nourrit d’une accumulation, de tout un jugement et d’une expérience. C’est donc le résultat de nombreuses années, dans les différents domaines de la vie, qui a été exprimé. Cependant, malgré cela, ces indicateurs à l’origine de l’enquête restent insuffisants pour rendre compte de la répartition sociale du revenu, des inégalités sociales et encore moins de la perception et du vécu de ces réalités par les ménages.


La Nouvelle Tribune - Mamady Sidibé le 08-10-2012


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