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La Situation du marché du travail en 2007 [1]


Au terme de l’année 2007, l’économie nationale a créé quelque 128 mille emplois nets et le taux de chômage a quasiment stagné pour s’établir à 15,4% en milieu urbain (contre 15,5% en 2006) et à 9,8% au niveau national (contre 9,7%).


La Situation du marché du travail en 2007 [1]
Au terme de l’année 2007, la population active âgée de 15 ans et plus a atteint 11.148.000 personnes, soit une hausse de 1,4% par rapport à l'année 2006 (+3,0% en milieu urbain et -0,2% en milieu rural). Le taux d'activité est, quant à lui, resté quasiment stable passant de 51,3% en 2006 à 51,0% en 2007.

En matière d’emploi, 167.000 postes d’emplois rémunérés ont été créés (117.000 dans les villes et 50.000 dans les campagnes). A l’inverse l’emploi non rémunéré a baissé de 39.000 postes résultant d’un recul de 68.000 postes en milieu rural et d’un accroissement de 29.000 postes en milieu urbain.


Les BTP, l’industrie et les services, principaux pourvoyeurs d’emplois nouveaux

Au total, la création nette d’emplois (rémunérés et non rémunérés confondus) a été de 128.000 postes. Ella a concerné exclusivement les zones urbaines (146.000 postes contre une perte de 18.000 postes en zones rurales) et s’est limitée aux secteurs non agricoles :

- les "bâtiments et travaux publics " avec 49.000 et un accroissement de 6,2% ;
- l’"industrie" avec 54.000 emplois et 4,4% ;
- les "services" avec 91.000 emplois et 2,5% ;

L’emploi dans le secteur agricole a, quant à lui, reculé au niveau national de 68.000 postes, soit une baisse de 1,6%.

Cette évolution s’est traduite par une légère baisse du taux d’emploi qui est passé de 46,3% à 46,0% ; résultant d’une hausse de 0,2 point dans les villes (37,8% à 38,0%) et d’un recul de 0,9 point dans les campagnes (58,3% à 57,4%).

En zones urbaines, tous les secteurs d’activité économique ont contribué à la création des emplois nouveaux :
- "Agriculture, forêt et pêche " avec 23.000 postes et un accroissement de 9,1% ;
- "Bâtiments et travaux publics" avec 40.000 emplois et 8,3% ;
- "Services" avec 70.000 emplois et 2,3% ;
- "Industrie" avec 13.000 emplois et 1,3% ;

En zones rurales, la perte d’emplois a été de 18.000 postes résultant d’une régression de l’emploi agricole de 91.000 postes et d’un accroissement de l’emploi non agricole de 73.000 postes. Les plus importantes créations d’emplois ont été observées dans "l’industrie y compris l’artisanat" (42.000 postes), " les services" (21.000 postes) et les " bâtiments et travaux publics" (9.000 postes).

30 mille chômeurs en plus au terme de l’année 2007, localisés principalement en zones urbaines

La population active en chômage est passée, au niveau national, de 1.062.000 en 2006 à 1.092.000 chômeurs en 2007, soit 30 mille chômeurs en plus et une hausse relative de 2,8%. Cet accroissement concerne principalement le milieu urbain où le niveau de chômage demeure encore très élevé, 22 mille chômeurs en plus. En milieu rural où le niveau du chômage est particulièrement faible, le stock de chômeurs a augmenté de 8 mille.

Le taux de chômage annuel est ainsi passé de 9,7% en 2006 à 9,8% en 2007 ; de 15,5% à 15,4% en milieu urbain et de 3,7% à 3,8% en milieu rural.

Malgré cette quasi stagnation du taux de chômage national, plusieurs catégories de la population ont vu leur taux de chômage diminuer. Il s’agit essentiellement des citadins, exceptés ceux âgés de 25 à 34 ans, et des ruraux âgées de 35 ans et plus .

Rappel des chiffres trimestriels : variation du taux de chômage très variable selon la conjoncture

Au 4ème trimestre de 2007 le taux de chômage s’est établi à 9,7% contre 10,9% à la même période une année auparavant. Il a baissé de 17,2% à 14,8% en milieu urbain et de 4,4% à 4,1% en milieu rural.
A noter, par ailleurs, que les résultas trimestriels détaillés peuvent être consultés dans la rubrique PUBLICATIONS.

[1]- Les informations relatées au niveau de cette note prennent en compte les nouvelles projections de la population selon le sexe et l’âge établies par le CERED. Ces projections n’ont pas d’impact significatif sur les structures et les taux publiés précédemment.

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