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Les Comptes nationaux provisoires en 2007


Le Haut-Commissariat au Plan vient d’arrêter les comptes nationaux pour l’année 2007. Ils sont provisoires et, comme le veut la pratique courante internationale de la production des comptes nationaux, seront, après révision, semi définitifs en 2009 et définitifs en 2010.


Les Comptes nationaux provisoires en 2007
Taux de croissance à 2,7% au lieu de 2,2% estimé par le budget économique prévisionnel.

Les résultats obtenus font ressortir un taux de croissance économique de 2,7% en 2007 au lieu de 7,8% en 2006. Il dépasse de 0,5 point les estimations établies par le Haut-commissariat au Plan dans le cadre du budget économique prévisionnel du mois de janvier 2008. Cette évolution résulte conjointement de :

- la baisse de 20,8% en volume de la valeur ajoutée agricole (non compris la pêche), après une hausse de 25,3% en 2006,

- l’augmentation de 6% de celle des autres secteurs d’activité (pris dans leur ensemble), contre 4,7% une année plus tôt,

- la hausse de 10,6% des impôts nets des subventions affectant les produits au lieu de 10,8% l’année précédente.

Taux d’investissement à 31,3% contre 28,1% une année auparavant.

La croissance économique a été tirée principalement par l’investissement. En effet, la FBCF a évolué de 14,3% contre 9,7% l’année précédente. Sa contribution a été, par conséquent, de 4 points de la croissance du PIB, situant ainsi le taux d’investissement à 31,3% au lieu de 28,1% une année plus tôt. Quant à la consommation finale globale, dont la contribution est de 3 points de la croissance du PIB, elle a augmenté de 3,9% contre 5,9% en 2006.

En revanche, les exportations de biens et services ont enregistré un taux d’accroissement de 5,2% en volume au lieu de 11,6% en 2006. Cette situation est due notamment à l’amélioration relative des recettes touristiques de 6,4% largement inférieure à celle enregistrée l’année précédente qui s’élevait à 23,4%. Quant à sa contribution à la croissance économique, elle a été de 1,8 point.

Détérioration des soldes extérieurs

Face aux exportations de biens et services, les importations ont évolué de 15% en volume, contre 14,5% en 2006. Cette progression a conduit à un déficit commercial de biens et services de 56,2 milliards de DH en valeur contre 31,6 milliards en 2006. Le taux de couverture a ainsi marqué un recul de 6,5 points en passant de 86,2% en 2006 à 79,7% en 2007. Par conséquent, ce solde a contribué négativement à la croissance du PIB à hauteur de plus de 4 points.

En terme nominal, le PIB a évolué de 6,6%, contre 9,4% en 2006, entraînant ainsi une variation annuelle du niveau général des prix de 3,9% contre 1,6% l’année précédente. Le revenu national brut disponible a affiché, de son côté, une hausse de l’ordre de 7,4%, au lieu de 9,8% une année auparavant, atteignant plus de 670 milliards de DH en 2007. Cette amélioration résulte de l’évolution du PIB en valeur et de la hausse de 16,9% des revenus extérieurs nets, contre 15,3% en 2006. L’amélioration de ces revenus est due essentiellement à la hausse des recettes des MRE de 15,2% au lieu de 17,4% un an auparavant et du solde du revenu de la propriété (essentiellement les intérêts et les dividendes) en provenance de l’extérieur qui a baissé de 2,3% contre une augmentation de 21,5% en 2006. Ainsi, le taux d’épargne s’est maintenu au même niveau que celui de l’année passée, soit 29,7%.

Au total, les opérations économiques avec l’extérieur se sont soldées par un besoin de financement de la nation de 834 millions de dirhams, soit 0,1% du PIB, après la réalisation depuis 2001 de capacités de financement se situant entre 1,9% et 4,2% du PIB.

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