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Note de conjoncture, janvier 2010


Cette note fait état de la situation des principaux indicateurs économiques, observés au cours du troisième trimestre 2009 et estimés pour le quatrième trimestre, et relate les prévisions pour le premier trimestre 2010. La présente analyse conjoncturelle a été établie sur la base des informations tirées des enquêtes de conjoncture, des enquêtes sur les prix et la production, effectuées périodiquement par le HCP, ainsi que des statistiques administratives à caractère infra-annuel.


Note de conjoncture, janvier 2010
La croissance de la valeur ajoutée non-agricole a été légèrement plus faible qu’anticipé au troisième trimestre 2009 (+2,6%, contre +3,1%). Cet écart trouve son origine principale dans la faible performance enregistrée par les activités industrielles et leurs effets d’entraînement sur les autres secteurs. Au quatrième trimestre 2009, des signes de raffermissement seraient apparus, militant pour une hausse de près de 3% de la valeur ajoutée non-agricole. Dans ces conditions, et compte tenu d’un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 26,3%, le PIB global aurait progressé de 5,8%, en variation annuelle. Cette amélioration demeure, toutefois, fragile, au vu des incertitudes, encore importantes, quant à la dissipation totale des effets de la crise mondiale sur l’activité économique.

Reprise non encore généralisée de l’activité au niveau mondial

L’activité mondiale semble s’inscrire sur le chemin de la croissance à partir du deuxième trimestre 2009, après un fort recul à fin 2008 et début 2009. Ce redressement a été favorisé par les mesures de relance, tant monétaire que budgétaire, en vigueur depuis le début de la récession, ainsi que par l’amélioration de la confiance des consommateurs et des entreprises. Le PIB des pays avancés s’est apprécié, au cours du troisième trimestre 2009, de 0,5%, en variation trimestrielle, tiré par l’amélioration de l’activité aux Etats-Unis (+0,7%) et, dans une moindre mesure, par la zone euro dont la croissance reste encore modérée (+0,4%). Toutefois, cette reprise de l’activité n’a pas été homogène ; certains pays comme l’Espagne et le Royaume-Uni sont toujours en récession. Quant aux économies émergentes, particulièrement celles du Sud-est asiatique, elles ont retrouvé leur dynamisme, tiré par la reprise des exportations et de l’investissement productif.

Le commerce mondial, soutenu par la relance de la demande des pays émergents et le redressement de celle des économies avancées, s’est apprécié, au troisième trimestre 2009, de 4,2%, en glissement trimestriel, après une baisse de 0,6% un trimestre plus tôt. Les marchés financiers, pour leur part, se sont relativement normalisés, ce qui a entraîné une baisse des contraintes de financement imposées par les banques aux ménages et aux entreprises. Les taux d’inflation, après avoir atteint des seuils négatifs, se sont redressés à partir du mois de novembre. L’amélioration de l’activité économique, ainsi que la hausse des cours des matières premières, ont commencé à contrebalancer les pressions à la baisse sur l’inflation.

En 2010, les pays de la région asiatique, et surtout la Chine, continueraient d’exercer un effet d’entraînement sur la reprise de l’activité mondiale. Toutefois, des craintes subsistent quant à la vigueur de cette reprise, avec l’arrivée à terme des plans de relance dans la plupart des pays, en plus des taux de chômage encore élevés, pouvant pénaliser la confiance des ménages. Au total, le PIB des économies avancées croîtrait d’environ 0,4%, par trimestre, jusqu’à mi-2010. Cette croissance masquerait une importante hétérogénéité entre les économies. Alors que certains pays connaîtraient un certain dynamisme comme les Etats-Unis et l’Allemagne, profitant de la reprise du pouvoir d’achat des ménages et de l’investissement des entreprises, d’autres comme le Japon, l’Espagne et l’Italie verraient leur croissance stagner, voir même rechuter, pénalisés par la faiblesse de la demande intérieure. Le commerce mondial continuerait à profiter, au cours du premier semestre 2010, de la vigueur de la demande, particulièrement, celle en provenance des économies émergentes, son évolution serait aux alentours de 6% environ.

Pour plus de détails, se référer à la publication «note de conjoncture N°15»

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