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[Publication] : Point de conjoncture N°30, Avril 2016

اللمحة الفصلية لتحليل الظرفية عدد 30، أبريل 2016


La croissance économique nationale aurait sensiblement ralenti au premier trimestre 2016, s’établissant à +1,7%, en rythme annuel, au lieu de +5,2% un trimestre auparavant. Ce ralentissement aurait été, principalement,

le fait de la contraction des activités agricoles, alors que hors agriculture, la valeur ajoutée aurait progressé de 2,5%, en variation annuelle, au lieu de 3% au quatrième trimestre 2015.


[Publication] : Point de conjoncture N°30, Avril 2016
Les activités non agricoles poursuivraient leur affermissement au deuxième trimestre 2016, au rythme de 2,4%, portées, essentiellement, par une amélioration de la production des branches tertiaires. Ainsi et compte-tenu d’une baisse de la valeur ajoutée agricole de 10,9%, l’économie nationale réaliserait une croissance de 1,5%, au deuxième trimestre 2016, au lieu de +4,3% une année plus tôt. 

Les exportations nationales moins dynamiques au premier trimestre 2016

Les économies avancées auraient affiché une croissance relativement modérée au premier trimestre 2016, estimée à 1,6% en rythme annualisé, après un léger ralentissement au quatrième trimestre 2015. L’activité aux Etats-Unis aurait bénéficié du dynamisme des services et du soutien de la consommation, favorisée par l’amélioration des salaires et la baisse des prix du pétrole. En zone euro, la légère reprise de l’activité aurait été stimulée par un regain de pouvoir d’achat des ménages et une relance progressive de l’investissement. Dans les pays émergents, la croissance de l’économie chinoise aurait été portée par la consommation privée. En Inde, en Turquie et dans les pays d’Europe centrale et orientale, la croissance aurait été plus dynamique, soutenue par la faiblesse des prix énergétiques. En revanche, l’activité aurait poursuivi sa tendance baissière en Russie et au Brésil, dans un contexte de dépréciation de leurs monnaies respectives, de hausse de leurs prix à la consommation et de dégradation de leurs finances publiques.

Dans ce contexte, le commerce mondial de biens aurait crû de 2,7%, au premier trimestre 2016, entravé par la faiblesse persistante des importations des pays émergents. La demande mondiale adressée au Maroc, toujours résiliente face à la modération du commerce mondial, se serait orientée en hausse de 3,5%, en glissement annuel, tirée, notamment, par celle en provenance des principaux partenaires européens.

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