Site institutionnel du Haut-Commissariat au Plan du Royaume du Maroc

Les espaces publics urbains sont-ils des lieux hostiles et non sûrs pour les femmes ?

مذكرة إخبارية للمندوبية السامية للتخطيط حول العنف ضد النساء بالفضاءات العامة بالمدن (سنة 2009) هل الفضاءات العامة بالمدن عدائية وغير آمنة للنساء ؟


Note d’information du Haut Commissariat au Plan relative à la violence à l’égard des femmes dans les espaces publics urbains (année 2009):

- Bien que les diverses formes de violence à l’égard des femmes soient une réalité ancienne, la présence des femmes dans les espaces publics évoque obligatoirement la question de la violence et plus particulièrement celle du harcèlement sexuel.
- Les femmes victimes de violences dans les lieux publics de nos villes appartiennent à toutes les tranches d’âge et toutes les catégories sociales.
- Etre mariée semble un facteur modérateur mais qui ne préserve pas les femmes des violences dans les espaces publics
-Même si la tenue vestimentaire est une liberté individuelle de la femme, il semble que cette liberté est souvent bafouée dans les espaces publics en raison notamment des critiques adressées à la femme selon qu’elle prote tel ou tel type de vêtements.
- Même si la femme présente un handicap, son état ne l’épargne pas de la violence perpétrée dans les espaces publics.
- Les résultats de cette enquête montrent que la violence à l’égard des femmes dans les espaces publics urbains est en particulier le fait des jeunes, tant en termes de victimes qu’en termes d’agresseurs, et que la saisie des autorités compétentes par les victimes pour déposer plainte reste encore faible.


Les violences perpétrées dans les lieux publics, à l’inverse des violences familiales ou domestiques, font souvent l’objet d’une attention particulière car elles sont généralement commises au su et au vu du public. Au-delà de jouir pleinement de leurs droits en toute liberté et en toute sécurité, c’est le principe même de l’égalité entre les hommes et les femmes dans les espaces publics qui nous interpelle.

Selon les résultats de l’ENPVEF (enquête nationale sur la prévalence de la violence à l’égard des femmes) réalisée par le HCP en 2009, il semble que les femmes ne sont pas toujours en sécurité dans les espaces publics, plus particulièrement dans les villes, et ne peuvent pas jouire, au même titre que les hommes, de ces lieux en raison des violences de toutes les formes perpétrées à leur égard. L'enquête révèle qu’en milieu urbain, sur une population de 5,7 millions de femmes âgées  de 18 à 64 ans, 2,3 millions, soit 40,6%, ont été victimes au moins une fois d’un  acte de violence, sous une  forme  ou  une  autre, dans un espace public de leur ville durant les douze mois  précédant l'enquête.

Par forme de violence, la plus fréquente est la violence psychologique [1] qui touche 1,9 millions de femmes, soit près du tiers (32,1%) des citadines. Les violences physiques [2] occupent la deuxième position avec 808 mille victimes ou 14,2% de citadines.

Dans les lieux publics, les atteintes à la liberté individuelle [3] et les violences sexuelles [4] , non compris le harcèlement sans attouchement, touchent, respectivement, 4,5% (427 mille victimes) et 3,9% (372 mille victimes) des femmes en milieu urbain.

Les femmes victimes de violences dans les lieux publics de nos villes appartiennent à  toutes les tranches d’âge et toutes les catégories sociales.

Par âge, le taux de prévalence passe de près de 25% parmi les citadines de 50 à 64 ans à 58,3% parmi les plus jeunes (femmes de 18 à 24 ans). Par forme de violence, ce sont toujours les femmes jeunes qui sont les plus touchées. Ainsi, le taux de prévalence des violences parmi les jeunes de 18 à 24 ans est de 51,1% pour les violences psychologiques, 18,2% pour les violences physiques et de 8,8% pour les violences sexuelles. Pour les femmes plus âgées (50-64 ans), ces taux sont respectivement de 15,1%, 11,8% et 1,9%.

Etre mariée semble un facteur modérateur mais qui ne préserve pas les femmes des violences dans les espaces publics. Le taux de prévalence a atteint 33,4% parmi les femmes mariées contre 46,3% parmi les divorcées et 66,3% parmi les célibataires. Les femmes veuves sont touchées par la violence dans les espaces publics urbains à hauteur de 27% probablement en raison de leur âge.

Les femmes citadines qui ont un niveau d’enseignement supérieur rapportent plus d’actes de violences que les autres femmes. En effet, plus le niveau d’instruction de la femme est élevé plus le taux de prévalence augmente. Il varie ainsi de 29% parmi celles n’ayant aucun niveau d’instruction, à 40,6% parmi celles ayant le niveau de l’enseignement primaire et à 57,9% parmi celles ayant un niveau de l’enseignement supérieur.

La prévalence est particulièrement élevée parmi les femmes citadines en situation de chômage avec 2 femmes sur 3, et les citadines pourvues d’un travail avec un taux de près d’une femme sur deux (54,5%)  et 35,6% parmi les inactives. Par type d’inactivité, le taux de prévalence est très variable. Il est de près de 72% parmi les élèves et les étudiantes et de 33% parmi les femmes au foyer.

Même si la tenue vestimentaire est une liberté individuelle de la femme, il semble que cette liberté est souvent bafouée dans les espaces publics en raison notamment des critiques adressées à la femme selon qu’elle prote tel ou tel type de vêtements. Le taux de prévalence varie sensiblement selon le type de vêtements souvent portés par la femme en dehors de son foyer. Cependant, quelle que soit sa tenue vestimentaire, la femme reste exposée aux violences dans les espaces publics. Mais il semble que les femmes qui, en dehors de leur foyer, portent souvent des tenues modernes courtes rapportent plus d’actes de violences commis à leur encontre dans ces espaces. Pour cette catégorie, le taux de prévalence, en milieu urbain, culmine à 75,5% pour descendre à 61% parmi celles qui portent souvent des tenues modernes longues mais sans voile, à près de 34% parmi celles qui portent des Djellabas ou équivalents.

Une autre réalité révélée par l’ENPVEF c’est que même si la femme présente un handicap, son état ne l’épargne pas de la violence perpétrée dans les espaces publics. Ainsi, le taux de prévalence de la violence dans les lieux publics urbains parmi les femmes qui ne présentent aucun handicap ne dépasse que de 6 points celui enregistré parmi celles qui présentent un handicap.
Par acte de violence, le harcèlement sans qu’il y ait attouchement vient en première position avec un taux de prévalence de 26,7%. Il est suivi par les insultes et les dénigrements et le vol d’objets personnels avec usage de la force (avec un taux 11,6% chacun), les agressions physiques (gifles, coups, etc.) avec 1,8% et les agressions avec un objet contondant ou un produit dangereux (acide par exemple) avec 1,5%. Les menaces d’agressions avec un objet contondant ou un produit dangereux dans les espaces publics urbains touchent 1,5% des femmes citadines.

L’ENPVEF a révélé que la majorité des auteurs des violences dans les espaces publics urbains sont jeunes ne dépassant pas 35 ans et il en est de même des victimes de ces violences, et que la majorité des victimes (67,6%) parlent de la violence subie dans ces espaces, le plus souvent, à un membre de la famille. Cependant, l’enquête a révélé également que seules 18,8% des victimes de ces violences survenues dans les lieux publics urbains s’adressent à une autorité compétente pour déposer plainte. Les actes les plus  rapportés aux autorités compétentes sont les agressions avec un objet  contondant ou produit dangereux (43,5% des cas), la menace avec un objet contondant ou produit dangereux  (37,7%), les gifles, les coups de poigne ou de pied et autres violences physiques (23,7%), le vol avec force (22,4%) et les insultes (7,4%).

En guise de conclusion, les résultats de l’ENPVEF montrent que la violence à l’égard des femmes dans les espaces publics urbains est en particulier le fait des jeunes, tant en termes de victimes qu’en termes d’agresseurs, et que la saisie des autorités compétentes par les victimes pour déposer plainte reste encore faible.
 
[[1]] La violence psychologique est définie  comme  étant  tout  acte  qui  «consiste à dominer ou à isoler une femme, ainsi qu’à l’humilier ou à la mettre mal à l’aise». Elle regroupe également les expressions verbales à connotation sexuelles mais sans que l’auteur touche à l’intégrité corporelle de la victime (sans attouchements).
[[2]] La violence physique regroupe  tous  les actes qui  causent  une  blessure physique ou  un  traumatisme  non accidentel qui porte atteinte directement à l’intégrité physique de la femme.
[[3]] Cette forme de violence se manifeste notamment par le pouvoir de s’habiller librement sans être critiquées par les passants, etc.
[[4] La violence sexuelle englobe les rapports sexuels forcés, le harcèlement sexuel avec attouchements, l’exposition à  des actes indécents,  l’incitation  à  la  prostitution  et  les pratiques  sexuelles subies sans consentement, etc.
 

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مذكرة إخبارية للمندوبية السامية للتخطيط حول العنف ضد النساء

بالفضاءات العامة بالمدن  (سنة 2009)

هل الفضاءات العامة بالمدن عدائية وغير آمنة للنساء ؟

 

رغم أن العنف ضد المرأة هي ظاهرة قديمة إلا أن حضور المرأة القوي في الفضاءات العامة يثير بالضرورة مسألة العنف، خصوصا المرتبط بالتحرش الجنسي، واستمتاع النساء بهذا الفضاء بكل حرية. وكثيرا ما يكون العنف في الفضاءات العامة، عكس العنف المنزلي أو الأسري، محط اهتمام لأنه يحدث في العلن على مرأى ومسمع الجمهور. إن استمتاع النساء بحقهن في ولوج الفضاءات العامة بكل حرية وأمان واطمئنان يحيلنا بالضرورة على مسألة المساواة بين الرجال والنساء سواء بهذه الفضاءات أو غيرها من مجالات العيش.
 

وفقا لنتائج البحث الوطني حول انتشار العنف ضد النساء الذي أنجزته المندوبية السامية للتخطيط سنة 2009، يبدو أن المرأة ليس دائما بمقدورها، وفي المدن أكثر من البادية، ولوج الفضاءات العامة[[1 بكل أمان وطمأنينة والاستمتاع بها على قدم المساواة كالرجال، وذلك بسبب العنف بجميع أشكاله الذي قد يمارس ضدهم بهذه الفضاءات. ويكشف البحث أن من أصل 5,7 مليون امرأة بالمدن تتراوح أعمارهن بين 18 و 64 سنة، تعرضت ما يناهز 2,3 مليون امرأة من بينهن، أي ما يعادل ℅40,6، في فضاء عام بمدينتهم لفعل واحد على الأقل يصنف ضمن أفعال العنف وذلك خلال فترة الإثنى عشر شهرا السابقة للبحث.
 

حسب شكل العنف، يعد العنف المعنوي2]] الشكل الأكثر شيوعا حيث أن 1,9 مليون امرأة، أي ما يقرب ثلث (℅32,1) النساء بالمدن، تعرضن مرة واحدة على الأقل لهذا الشكل من العنف. ويحتل العنف البدني[3] الرتبة الثانية حيث بلغ عدد ضحاياه 808 ألف ضحية أو ما يعادل ℅14,2 من النساء الحضريات. أما معدل انتشار العنف الخاص بانتهاك الحرية الفردية[[4 للمرأة أو العنف الجنسي غير المقرون بانتهاك حرمة جسدها5]](دون لمس جسد المرأة) بالفضاءات العامة بالمدن فقد بلغا، على التوالي، ℅4,5 (427 ألف ضحية) و ℅3,9 (372 ألف ضحية).
 

تنتمي النساء ضحايا العنف بالفضاءات العامة بالمدن إلى جميع الفئات العمرية وجميع الفئات المجتمعية.
 

فحسب العمر، يرتفع معدل انتشار العنف ضد النساء بالفضاءات العامة من ℅25 تقريبا في صفوف نساء المدن اللواتي تتراوح أعمارهن ما بين 50 و 64 و ℅58,3 بين من هن أصغر سنا (النساء من الفئة العمرية 18-24). أما حسب شكل العنف، فتبقى دائما الشابات اللواتي تتراوح أعمارهن بين 18 و 24 سنة الأكثر عرضة له. وهكذا، فإن معدل انتشار العنف النفسي في صفوفهن بلغ ℅51,1، مقابل ℅18,2 للعنف البدني و ℅8,8 للعنف الجنسي. أما بالنسبة للنساء الأكبر سنا (50-64 سنة)، فإن هذه المعدلات بلغت ℅15,1 و ℅11,8 و ℅1,9 على التوالي.
 

حسب نتائج البحث دائما لا يبدو أن الزواج عامل محصن للمرأة ضد العنف في الفضاءات العامة ولكن يمكن اعتباره على الأكثر "عاملا مخففا". وهكذا، فإن معدل انتشار العنف بلغ لدى هذه الفئة ℅33,4 مقابل ℅46,3 لدى المطلقات و ℅66,3 لدى العازبات. في حين يبلغ هذا المعدل ℅27 في صفوف الأرامل، على الأرجح بحكم عامل السن.
 

وتفيد نتائج البحث كذلك أن معدل انتشار العنف بالفضاءات العامة أعلى لدى النساء اللواتي تتوفرن علی مستوى تعلیمي عالي مقارنة مع غيرهن. وفي الواقع، كلما ارتفع مستوى تعليم النساء، زاد معدل انتشار العنف في صفوفهن. وتتراوح هذه النسبة بين ℅29 لدى النساء الحضريات اللواتي لم يسبق لهن ارتياد المدرسة، و ℅40,6 في صفوف اللواتي تتوفرن على  مستوى التعليم الابتدائي، و ℅57,9 في صفوف من لديهن مستوى تعليمي عالي.
 

كما أن معدل انتشار العنف في الفضاءات العامة بالمدن في صفوف العاطلات هو الأعلى مقارنة مع باقي الفئات، إذ يهم امرأتين من أصل كل ثلاثة عاطلات، مقابل امرأة واحدة تقريبا من بين امرأتين (%54,5) في المائة) بالنسبة للواتي تتوفرن على عمل و ℅35,6 في صفوف غير النشيطات (اللواتي لا تعملن ولا تبحثن عن عمل). إلا أن هذا المعدل الأخير يخفي تفاوتات كبيرة بين مختلف فئات غير النشيطات إذ يبلغ حوالي ℅72 في صفوف التلميذات والطالبات مقابل ثلث (℅33) ربات البيوت.
 

رغم أن اللباس يدخل في إطار الحرية الفرذية للمرأة، إلا أن نتائج البحث أظهرت أن له ارتباط بمستوى معدل انتشار العنف الذي يتغير حسب طبيعة الملابس التي غالبا ما ترتديها المرأة خارج المنزل. وهكذا يبدو أن النساء اللواتي يرتدين ملابس "عصرية قصيرة"  خارج منازلهن هن عرضة للعنف أكثر من غيرهن. ويبلغ معدل انتشار العنف بالفضاءات العموميىة بالمدن لدى هذه الفئة ℅75,5 مقابل ℅61 لدى اللواتي ترتدين غالبا "ملابس طويلة" دون غطاء الرأس و ما يقرب من ℅34 لدى من ترتدين الجلباب أو ما يعادله من اللباس المحلي.
 

ومن الحقائق الأخرى التي كشف عنها البحث أن الإعاقة لا تقي المرأة ذات الاحتياجات الخاصة من التعرض للعنف بالفضاءات العامة. وهكذا، فإن معدل انتشار العنف في الأماكن العامة بالمدن بين النساء السويات (اللواتي لا تعانين من أية إعاقة) لا يزيد إلا بمقدار 6 نقاط مئوية عن مماثله لدى النساء ذوي الاحتياجات الخاصة (℅40,8 مقابل ℅34,7).
 

حسب نوعية أفعال العنف التي تتعرض لها النساء بالفضاءات العامة بالمدن يأتي التحرش دون الاعتداء على حرمة جسد المرأة (دون لمس) في المرتبة الأولى بمعدل انتشار ℅26,7. أما في المرتبة الثانية فتأتي أفعال السب والشتم والإهانات ثم سرقة الأغراض الشخصية باستخدام القوة (بمعدل ℅11,6 لكل منهما) تليها الاعتداءات الجسدية (الصفع والضرب بمختلف أشكاله وغيرها) بنسبة ℅1,8 والاعتداء باستعمال أداة حادة أو مادة خطيرة ثم  التهديد بالاعتداء باستعمال أداة حادة أو مادة خطيرة (مادة حمضية مثلا) ب ℅1,5 لكل منهما.
 

لقد أظهر البحث أن غالبية مقترفي العنف في الفضاءات العامة هم شباب لا تتعدى أعمارهم 35 سنة كما أن أغلبية الضحايا هن شابات، وأن أغلب النساء (℅67,6) يتكلمن مع أحد أفراد الأسرة عن حالة العنف التي تعرضن لها في الأماكن العامة. لكن في المقابل أبان البحث أن إبلاغ السلطات المختصة بهذه الحالات يبقى محدودا ولا يتجاوز نسبة ℅18,8 من مجموع حالات العنف بالفضاءات العامة بالمدن. وبخصوص الحالات التي تم إبلاغ السلطات بشأنها تأتي الاعتداءات باستعمال أداة حادة أو مادة خطيرة في المرتبة الأولى ب ℅43,5 من الحالات، يليها التهديد بالاعتداء باستعمال أداة حادة أو مادة خطيرة (℅37,7) ثم الاعتداءات الجسدية بالصفع والضرب بمختلف أشكاله (℅23,7)، ثم السرقة (℅22,4) وفي الأخير السب والشتم والإهانات (℅7,4).
 

في الختام، يتجلى من نتائج البحث الوطني حول انتشار العنف ضد النساء أن العنف ضد المرأة في الفضاءات العامة بالمدن يهم، بصفة خاصة، الشباب، سواء كضحايا أو كمعتدين، كما أن تقديم شكوى للسلطات المختصة من جانب الضحايا اللواتي تعرضن للعنف بهذه الأماكن يبقى ضعيفا.

 

[1]  تم حصر"الفضاء العام" فيما يشار إليه غالبا ب"خارج البيت" وهو بذلك مصطلح يشير إلى أماكن متنوعة مثل الشارع والأسواق والمحلات التجارية والمقاهي والمطاعم والحدائق العامة ووسائل النقل العمومية والمرافق الإدارية التي يمكن أن تلجها المرأة كمرتفقة وليس كعاملة، الخ.

[2]  كل فعل يهدف إلى السيطرة على المرأة أو عزلها عن محيطها وإذلالها أو جعلها في وضعية غير مريحة.

[3] يشمل كل الأفعال التي قد تلحق أضرارا جسدية تؤثر بشكل مباشر على السلامة البدنية للمرأة.

[4] يتجلى هذا الشكل من العنف بالفضاءات العامة في انتقاد لباس المرأة مثلا مما يجعل المرأة في وضعية غير مريحة تدفعها لاحقا رغما عنها إلى ملائمة ملابسها مع "متطلبات الشارع" لتفادي مثل هذه الانتقادات.

[5]  يتضمن المعاشرة الجنسية بالإكراه والتحرش الجنسي المقرون باللمس الجسدي والتعرض للأفعال المخلة بالحياء والتحريض على ممارسة الدعارة إضافة إلى الممارسات الجنسية التي تتم بدون رضى المرأة.


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