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Le HCP annonce la publication des comptes nationaux définitifs de l'année 2017, semi-définitifs de l'année 2018 et provisoires de l'année 2019

Eléments pour le renforcement et l’insertion du Maroc dans l’économie de la connaissance

Étude dans le cadre de la réflexion prospective sur le Maroc 2030 menée par le Haut Commissariat au Plan



Présentation du rapport publié à l'occasion de la réalisation de cette étude

Il est évident que l’économie de la connaissance n’est pas un effet de mode mais a été historiquement un levier de développement. La mobilisation des savoirs vise l’amélioration des conditions de vie des populations en même temps qu’elle renforce les conditions de production et de compétitivité de l’économie.


L’économie de la connaissance s’impose de plus en plus à toutes les sociétés compte tenu des progrès rapides qu’elle peut générer dans tous les domaines économiques et sociaux. La dépendance de plus en plus étroite des produits et services des progrès de la connaissance, avec ses effets immédiats sur la compétitivité de produits, de secteurs et de pays, fait que le domaine du savoir est devenu incontournable
dans les stratégies et dans les politiques économiques de pays, d’entreprises et de régions.

Les conditions de vie et de prospérité sont aussi directement liées aux progrès dans des domaines rattachés aux savoirs. Si dans le passé, les secteurs miniers, industriels et agricoles étaient sous les effets de technologies et donc de savoirs qui évoluaient lentement, aujourd’hui et demain, ces mêmes secteurs, en parallèle avec toutes les nouvelles niches économiques, subissent les effets de la rapidité avec laquelle, les technologies et les savoirs changent et évoluent.

Aussi, le caractère exogène des technologies et des savoirs n’est­il pas entrain d’être substitué par des raisonnements plus endogènes du positionnement des technologies et des savoirs dans les processus des pays en développement. Les recherches économiques en matière de croissance endogène ne cessent d’ailleurs de renforcer une telle évolution.

C’est donc ainsi que des modèles de croissance et de développement endogènes et ouverts sur le reste du monde ont pu être développés et mis en œuvre. Déjà, les technologies de l’information et de la communication ont pu révéler les effets directs et indirects sur les différentes activités économiques et sociales. Ces mêmes technologies ne cessent aussi de montrer les rythmes accélérés à travers lesquels d’importantes innovations sont introduites et offertes aux utilisateurs. Ces derniers doivent eux­mêmes s’adapter plus rapidement à de tels changements.

Le développement du secteur tertiaire avec l’expansion des types d’activités qui le composent, est aussi parmi les facteurs directement rattachables à la production et à la mobilisation des savoirs. Ceci est d’autant plus vrai pour les pays développés, mais est aussi valable pour les pays en développement, dont le Maroc. Il est aussi évident que l’économie de la connaissance présente bien des revers matériels mais beaucoup de ses dimensions sont immatérielles.

Cette économie présente des dimensions qui se prêtent à la quantification et des dimensions plus qualitatives. Ces dernières regroupent les savoirs tacites, les perceptions et les attitudes des différents segments de la société, par exemple. C’est pourquoi la production et l’utilisation des produits culturels et artistiques sont incontournables pour la contribution à la réalisation de la prospérité. Les effets directs et induits par ces différentes dimensions incluent aussi des aspects immatériels liés aux satisfactions et à des nouvelles capacités d’accès. Par exemple, l’alphabétisation bien qu’elle se traduit positivement et quantitativement au niveau des indices de développement, ouvre de nouvelles perspectives de prospérité.



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