Introduction :
Situé au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et du monde arabe, le Maroc occupe une position géostratégique singulière. De ce fait, il est, depuis plusieurs décennies, un espace de mobilité humaine multidimensionnelle. Longtemps considéré comme un pays d’émigration, il s’est progressivement transformé en terre d’accueil et de transit pour un nombre croissant de migrants étrangers. Cette évolution résulte à la fois des dynamiques économiques et politiques régionales, des crises dans certains pays d’origine, ainsi que des politiques migratoires volontaristes menées par le Royaume.
L’adoption de la Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA) en 2013, suivie des campagnes de régularisation menées en 2014 et 2017, a marqué une étape décisive dans la gestion humaniste et inclusive du phénomène migratoire. Ces initiatives ont contribué à améliorer les conditions de séjour et d’intégration des migrants, tout en favorisant une meilleure connaissance statistique de cette
population.
L’introduction d’un module spécifique sur l’immigration dans le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2024 (RGPH 2024) s’avère fondamentale pour mieux appréhender les profils, les parcours de vie et les besoins de ces populations, surtout en l’absence de systèmes d’enregistrement exhaustifs.
Ainsi, le recensement a permis de mesurer l’ampleur et la composition de cette population, d’analyser ses caractéristiques démographiques, socioéconomiques et géographiques, ainsi que d’évaluer les transformations intervenues depuis le dernier recensement de 2014.
En outre, le recensement de 2024 constitue une base de sondage robuste et représentative, permettant le développement d’enquêtes postrecensement plus approfondies, qu’elles portent sur les conditions de vie, l’emploi, l’intégration, la mobilité ou l’accès aux services. Ces données offrent un base solide pour l’orientation des politiques publiques, répondre aux engagements internationaux, et adapter les réponses institutionnelles aux réalités migratoires du pays.
L’analyse qui suit vise ainsi à décrire le profil des étrangers résidants au Maroc en 2024, en mettant en évidence leurs origines géographiques, les motifs de leur présence, leur répartition territoriale et leur niveau d’intégration socioéconomique. Elle s’attache également à identifier les principales tendances récentes de la migration étrangère au Maroc, dans un contexte où le pays consolide son rôle en tant que pôle de stabilité, d’opportunités et de diversité culturelle en Afrique.
Situé au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et du monde arabe, le Maroc occupe une position géostratégique singulière. De ce fait, il est, depuis plusieurs décennies, un espace de mobilité humaine multidimensionnelle. Longtemps considéré comme un pays d’émigration, il s’est progressivement transformé en terre d’accueil et de transit pour un nombre croissant de migrants étrangers. Cette évolution résulte à la fois des dynamiques économiques et politiques régionales, des crises dans certains pays d’origine, ainsi que des politiques migratoires volontaristes menées par le Royaume.
L’adoption de la Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA) en 2013, suivie des campagnes de régularisation menées en 2014 et 2017, a marqué une étape décisive dans la gestion humaniste et inclusive du phénomène migratoire. Ces initiatives ont contribué à améliorer les conditions de séjour et d’intégration des migrants, tout en favorisant une meilleure connaissance statistique de cette
population.
L’introduction d’un module spécifique sur l’immigration dans le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2024 (RGPH 2024) s’avère fondamentale pour mieux appréhender les profils, les parcours de vie et les besoins de ces populations, surtout en l’absence de systèmes d’enregistrement exhaustifs.
Ainsi, le recensement a permis de mesurer l’ampleur et la composition de cette population, d’analyser ses caractéristiques démographiques, socioéconomiques et géographiques, ainsi que d’évaluer les transformations intervenues depuis le dernier recensement de 2014.
En outre, le recensement de 2024 constitue une base de sondage robuste et représentative, permettant le développement d’enquêtes postrecensement plus approfondies, qu’elles portent sur les conditions de vie, l’emploi, l’intégration, la mobilité ou l’accès aux services. Ces données offrent un base solide pour l’orientation des politiques publiques, répondre aux engagements internationaux, et adapter les réponses institutionnelles aux réalités migratoires du pays.
L’analyse qui suit vise ainsi à décrire le profil des étrangers résidants au Maroc en 2024, en mettant en évidence leurs origines géographiques, les motifs de leur présence, leur répartition territoriale et leur niveau d’intégration socioéconomique. Elle s’attache également à identifier les principales tendances récentes de la migration étrangère au Maroc, dans un contexte où le pays consolide son rôle en tant que pôle de stabilité, d’opportunités et de diversité culturelle en Afrique.








