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Note de conjoncture N°49, Octobre 2026




La croissance de l’économie nationale se poursuivrait au second semestre 2026, malgré le choc énergétique lié au déclenchement de la guerre en Iran. La progression du PIB atteindrait respectivement 4,1% et 4,7% aux troisième et quatrième trimestres 2026, après une hausse de 4% au deuxième trimestre. L’expansion des activités agricoles et des services continuerait de soutenir l’activité et d’amortir l’impact du choc énergétique. La demande intérieure demeurerait le principal moteur de cette résilience, soutenue par le maintien de conditions monétaires favorables et par une inflation contenue sous 2%.

Une croissance plus modérée au deuxième trimestre 2026

Le déclenchement de la guerre en Iran, à fin février 2026, a fait basculer l'économie mondiale dans une nouvelle crise géopolitique, avec une ascension des cours internationaux des matières premières énergétiques aux pics enregistrés en 2022. Le choc s’est, principalement, transmis à l’économie nationale à travers un renchérissement des intrants énergétiques et minéraux. L’impact, plus perceptible au niveau des activités secondaires (-3,9%), a été, néanmoins, amorti par le renforcement des activités primaires et le maintien des services, en hausse respective de 20,9% et 4%. La croissance économique globale s’est, ainsi, poursuivie au rythme de 4% au deuxième trimestre 2026, après +4,6% au trimestre précédent.

La demande intérieure a absorbé le nouveau choc énergétique de manière inégale. La formation brute de capital s'est modérée à +6,8%, au deuxième trimestre 2026, au lieu de +10,8% un trimestre plus tôt, du fait notamment d'une rentabilité réduite par les coûts de production et d'une demande de logement en ralentissement. En revanche, les dépenses de consommation ont progressé de 4,1%, stimulées par l'amélioration de l'emploi contre revenu (+4%) et le recours accru à l'endettement (+4,5% à fin juin 2026, au lieu de +3,9% à fin mars).

Dans ces conditions, le besoin de financement de l'économie a sensiblement augmenté, pour atteindre 22 milliards de dirhams au deuxième trimestre 2026, au lieu de 10,3 milliards de dirhams au cours de la même période une année plus tôt. Ce renforcement est lié, principalement, à l'élargissement du déficit commercial attribuable à l’alourdissement de la facture énergétique et à la détérioration des termes de l'échange, ainsi qu’au creusement du déficit public, tiré par le coût des dispositifs d’aide visant à limiter la propagation de l’inflation énergétique et l'effort d'investissement budgétaire.

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Rédigé le Mercredi 14 Octobre 2026 à 10:58

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