- Pauvreté absolue :
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La pauvreté absolue dont le seuil est calculé en majorant celui de la pauvreté alimentaire du coût d’une dotation minimale de biens et services non alimentaires. La dotation retenue à cet effet est celle réalisée par les ménages qui ne satisferaient leurs besoins alimentaires que lorsqu'ils leur consacraient le total de leur budget. Le taux de pauvreté absolu est la proportion des individus dont la dépense annuelle moyenne par personne se situe au dessous de ce seuil.
- Pauvreté alimentaire :
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La pauvreté alimentaire se réfère à un panier de biens et services alimentaires permettant le minimum requis en calories, calculé en appliquant la norme (Le minimum requis en calories par individu et par jour a été établi en appliquant la Table des besoins énergétiques recommandés (Recommended Daily allowance, FAO-OMS) à la structure de la population marocaine selon le sexe, l’âge et la situation des femmes vis-à-vis de la grossesse et de l’allaitement) recommandée par la FAO et l’OMS à la structure de la population. Le seuil retenu est le coût du panier de biens et services permettant ce minimum (1984 Kcal par jour et par personne). Sur la base de ce seuil, le taux de pauvreté alimentaire est la proportion des individus dont la dépense annuelle moyenne par personne se situe au dessous de ce seuil.
- Pauvreté monétaire :
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Les indicateurs de la cartographie de la pauvreté offrent un diagnostic régional, provincial et communal de la pauvreté monétaire, la vulnérabilité et l’inégalité du niveau de vie. Ils se rapportent au découpage territorial qui prévalait au 1er septembre 2014, date de référence du dernier recensement général de la population et de l’habitat.
Le HCP fonde la mesure et la cartographie de la pauvreté sur le concept de la pauvreté monétaire tel que défini par la Banque Mondiale. Les mesures de la pauvreté et de la vulnérabilité monétaires sont établies en majorant le seuil de la pauvreté alimentaire par une allocation non-alimentaire. L’allocation non-alimentaire est déterminée conformément à l’approche préconisée par cette institution internationale. Selon cette approche :
Le seuil de la pauvreté alimentaire est approché par le coût d’un panier de biens et services alimentaires permettant le minimum requis en calories (1984 kilos calories par jour et par personne) ; norme recommandée par la FAO et l’OMS. En DH de 2014, il s’établit au même niveau (2331DH par personne et par an) dans le milieu urbain et dans le milieu rural ;
Le seuil de la pauvreté monétaire est la somme du seuil de la pauvreté alimentaire et d’une allocation non-alimentaire. Cette allocation est égale au coût des acquisitions non-alimentaires réalisées par les ménages qui atteignent juste le minimum alimentaire requis. En DH de 2014, il est de 4667 DH par personne et par an en milieu urbain et de 4312 DH par personne et par an en milieu rural ;
Le seuil de vulnérabilité se situe, selon l’approche de la Banque Mondiale, entre le seuil de pauvreté monétaire et 1,5 fois ce seuil.
Les indicateurs de la pauvreté, de la vulnérabilité et de l’inégalité, figurant sur la carte de la pauvreté 2014, sont définis comme suit :
Taux de pauvreté monétaire : c’est la proportion des personnes pauvres dans la population, voire le pourcentage des individus membres d’un ménage dont la dépense par tête est inférieure au seuil de pauvreté monétaire. En 2014, ce seuil est de 4667 DH par personne et par an en milieu urbain et de 4312 DH par personne et par an en milieu rural ;
Indice volumétrique de la pauvreté : c’est une mesure de l’intensité de la pauvreté monétaire, qui évalue l’écart moyen qui sépare le seuil de la pauvreté et la dépense par tête des ménages pauvres. Elle rend compte du transfert de ressources qu'il faudrait opérer pour porter la dépense de consommation de toute personne pauvre exactement au niveau du seuil de pauvreté. Plus cet indice est
grand, plus le déficit global des revenus des pauvres par rapport au seuil de la pauvreté est grand ;
Indice de sévérité de la pauvreté : c’est une mesure de la gravité de la pauvreté qui permet de mettre davantage l’accent sur les plus pauvres parmi les pauvres dans la mesure de la pauvreté monétaire. Cet indice augmente parallèlement à l’augmentation de l’écart entre le seuil de pauvreté et les dépenses de consommation des pauvres ;
L es indicateurs de la cartographie de la pauvreté offrent un diagnostic régional, provincial et communal de la Taux de vulnérabilité : c’est la proportion des individus qui ne sont pas pauvres, mais qui vivent sous le risque de la pauvreté, c'est-à-dire ceux membres d’un ménage dont la dépense par personne et par an se situe, en 2014, entre 4667 DH et 7001 DH dans le milieu urbain, et entre 4312 DH et 6468 DH dans le milieu rural ;
Indice d’inégalité : il est approché par le coefficient de Gini, représentant une mesure synthétique des écarts de niveaux de vie entre les différents ménages pris deux à deux. Cet indice se situe entre les valeurs 0 (en cas d’égalité parfaite des niveaux de vie) et 1 (en cas d’inégalité absolue), l’inégalité est d’autant plus élevée que ce coefficient est élevé.
- Pauvreté relative :
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La pauvreté relative dont le seuil est obtenu en majorant celui de la pauvreté alimentaire du coût d’une dotation plus conséquente de biens et services non alimentaires. La mesure de cette majoration, conformément à l’approche d’allocation des dépenses non alimentaires recommandée par la Banque Mondiale, retient la moyenne des dépenses non alimentaires réalisées par les ménages qui atteignent effectivement le minimum alimentaire requis. Le taux de pauvreté relative est la proportion des individus dont la dépense annuelle moyenne par personne se situe au dessous de ce seuil.
- Personne active :
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Une personne active est toute personne faisant partie de la main d'œuvre disponible pour la production des biens et services, exerçant un travail productif dans une branche d'activité économique ou à la recherche d'un emploi.
Voir aussi : Actifs occupés
- Personne inactive :
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Une personne inactive est toute personne qui n'est ni active occupée ni chômeuse. Elle peut être un élève, un étudiant, une femme au foyer, un retraité,…
- PIB / tête :
-
Le PIB / tête est le montant moyen du PIB par habitant.
Voir aussi : Produit intérieur brut (PIB)
- Planification :
-
La planification est un processus qui consiste à définir, sur la base d’un diagnostic et d’une vision d’avenir, des objectifs de développement, généralement, dans le cadre d’une stratégie de développement liée à un programme déterminé.
- Population active occupée sous-employée :
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La population en état de sous-emploi telle qu’elle est définie dans le cadre de l’enquête, est constituée des deux catégories suivantes :
– sous-emploi lié à la durée du travail : Elle est constituée des actifs occupés âgés de 15 ans et plus disposés à faire des heures complémentaires, disponibles pour le faire et ayant travaillé au cours de la semaine de référence pendant moins de 48 heures.
– autres formes d’emplois inadéquats : Les actifs occupés âgés de 15 ans et plus, non classés selon le sous-emploi lié à la durée du travail, qui déclarent être à la recherche d’un autre emploi ou disposés à changer d’emploi pour l’une des deux raisons suivantes :
* inadéquation de leur emploi actuel avec leur formation ou leur qualification ;
* insuffisance du revenu procuré par leur travail actuel.
- Prévisions économiques à court terme :
-
Le budget économique présente des prévisions économiques à court terme, soit l'horizon de 1 à 2 ans. Il est établi sous deux formes:
1- Le budget économique exploratoire de l'année à venir (n+1) élaboré pendant la première moitié de l'année en cours (n), soit durant la période mars-juillet.
2- Le budget économique prévisionnel de l'année (n+1) préparé au cours du dernier trimestre de l'année (n), soit durant la période octobre-décembre.
- Produit intérieur brut (PIB) :
-
Le PIB au prix de marché est la totalité du revenu généré au cours d’une période donnée par les unités productrices résidentes. Il peut s’obtenir selon trois optiques :
- Optique production : le PIB au prix de marché est la somme des valeurs ajoutées brutes de toutes les unités productrices résidentes (secteurs institutionnels ou branches d'activité), augmentée des impôts nets de subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs institutionnels et aux branches d’activité économique). La valeur ajoutée par secteurs d’activité (ou par branche) correspond à la différence entre la production effective (production totale du secteur d’activité y compris les productions secondaires) et le total des consommations intermédiaires du secteur d’activité.
- Optique dépense : Le PIB au prix de marché est la somme des emplois finals de biens et de services (dépenses de consommation finale, formation brute de capital fixe, variation des stocks et exportations moins importations de biens et services).
- Optique revenu : le PIB au prix de marché est la somme de l’ensemble de la rémunération des salariés, des autres impôts nets de subventions sur la production et les importations et de l'excédent brut d'exploitation (plus le revenu mixte brut).
Voir aussi : PIB / tête
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